A Orléans, les blattes n’ont pas le cafard !

Cacahuète, distingué entomologiste sourcien, a fait part à Openlasource du fruit de ses récents travaux. Nous ne résistons pas au plaisir de vous la faire partager.

 » Le tri sélectif, une bien belle affaire pour nos amies (?)  les blattes : petites bêtes visiblement appréciées par les gestionnaires de l’Agglo orléanaise, vous allez comprendre pourquoi.

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En effet, la politique actuelle concernant l’enlèvement des déchets que nous nous efforçons de trier bien sagement, repose sur un enlèvement de ces déchets une fois par quinzaine.

Problème n°1 : les poubelles dédiées à ces déchets ne sont pas suffisamment grandes pour contenir, dès que le foyer dépasse deux personnes, les déchets accumulés en deux semaines (entre les publicités variées déposées dans les boîtes aux lettres, la multiplicité des emballages des produits de consommation courante – bien qu’on nous assure que ceux-ci sont de moins en moins volumineux).

Réponse souvent apportée par les services de l’Agglo : nous pouvons vous fournir une poubelle plus grande.

Ce qui ne résoudra rien aux problèmes suivants, mais contentera un peu plus nos petits insectes fans de déchets alimentaires.

Problème n°2 : imaginons que vous soyez absent(e)s le jour de l’enlèvement des déchets triés, que vous ayez oublié de sortir votre poubelle ou ne l’ayez pas fait parce que vous êtes parti(e)s pour plusieurs jours et que vous n’avez pas pensé ou pas pu demander à des voisins de sortir votre poubelle bleue, vous êtes puni(e)s. Gardez donc votre poubelle pleine deux semaines de plus. Et puisque vous n’aurez plus de place pour trier, jetez tous vos déchets dans votre poubelle traditionnelle.

Problème n°3 – on en arrive enfin à nos blattes : avec une enlèvement des déchets résultant du tri sélectif une fois par quinzaine, dès que le temps se radoucit, on voit apparaître régulièrement ces petits insectes que chacun de nous adore, ces petites blattes tendres (à croquer dirait-on dans certains pays d’Asie où celles-ci sont appréciées lors des repas).

Car l’accumulation de boîtes de conserves et autres bouteilles de lait ou jus de fruits représente une source d’alimentation de choix pour les blattes.

Mais , me répondrait-on à l’Agglo, vous devriez rincer vos emballages avant de les mettre dans votre poubelles !

Donc, je trie pour avoir une démarche environnementale, mais auparavant j’utilise des litres d’eau pour rincer mes emballages, sachant que ceux-ci seront probablement rincés au centre de tri ? Ca, c’est une démarche de qualité !!!

5 Commentaires

Classé dans Uncategorized

5 réponses à “A Orléans, les blattes n’ont pas le cafard !

  1. david

    Et alors où est le problème ?
    Non seulement vous jetez proprement vos déchets, vous faites un geste pour l’environnement. Mais en plus, il vous vient de la nourriture très appréciée » selon vos mots !
    Rien ne se crée, tout se transforme !

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  2. Laudes

    Salut les Sourciens,

    A part Monsieur Ricoud, qui crie contre tout ce qui n’est pas rouge, je n’avais encore jamais vu des blattes errer à la Source.

    C’est vrai que pour qu’elles prolifèrent, il faut une atmosphère humide et un confinement.

    Quant à l’eau pour rincer vos bouteilles, comme elle va encore augmenter, selon les projets de l’Aggl’O, il ne vous reste plus qu’à aller en chercher à La Source !

    Trop de bouteilles de jus de vache, c’est lait. Moins de bouteilles de jus, cela porterait peut-être ses fruits.

    Ah, dans vos poubelles, les fruits et les odeurs !

    Faites comme dans le centre ville, laissez traîner vos poubelles tout la journée sur les trottoirs. Vous aurez alors de l’en-bas rats ! Une seule poubelle par famille, vive la pas-tri !

    On vient de vérifier que l’on pouvait tenir 3 semaines sans ramassage, sans pour autant déclencher une épidémie de typhus. A si nous avions la peste-ici donc !

    Ce n’est ni du Fansolo, ni du Tryphon, je revendique mes droits d’odeur !

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  3. Laudes

    Plus sérieusement, j’ai connu pendant quelques jours les blattes somaliennes, qui font 7 à 8 centimètres de long et que l’on retrouve dans sa literie, ses chaussures. J’en ai écrasé un paquet, sans avoir la moindre envie d’y goûter. Il faisait 50° à l’ombre, plus la salinité de l’air. Pour manger, c’était du vieux chameau 2 fois par jour, dur comme du cuir de semelle.
    La population autochtone s’adonne au kat, plante hallucinogène, importée du Kenya. Cela donne parfois de jolis tirs à la Kalachnikov, pour une simple partie de dominos perdue.
    http://idrinfo.idrc.ca/Archive/ReportsINTRA/pdfs/v7n3f/110005.pdf

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  4. Tryphon

    @ mon Laudes,

    C’est vrai que les débordements de déchets sont propices aux jeux de mots laids.

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  5. RICOUD Michel

    Contrairement à ce que dit Laudes, il n’est pas dans mes habitudes de crier contre tout ce qui n’est pas rouge. Je proteste surtout contre les injustices et décisions négatives qui frappent la Source. Et en général, je le fais en associant les élus de gauche…et en tentant d’alerter les élus de droite qui ne répondent jamais. Pour revenir sur le problèmes des blattes, examinons avec les services de l’Agglo, la question soulevée, dans une démarche partenariale. Mais si c’est comme le dossier CHAMPION, on va avoir du mal!

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