Les « noms » de La Source : Olympe de Gouge

Olympe de Gouge, c’est le nouveau nom attribué à l’ancien Centre culturel des PTT récemment acquis par la mairie.

Mais qui était Olympe de Gouge ?

Une sportive, championne d’une discipline incrite aux JO ?

Une helléniste réputée ?

Une bottière, maniant son instrument, la gouge, avec dextérité ?

Une paysanne, spécialisée dans la culture des asperges (elles aussi pratiquée avec l’instrument éponyme) ?

Pas du tout.

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

Auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires.

Joli nom, bel emblème et bonne idée que cette appellation.

***

Une prochaine chronique sur les « noms de La Source » sera consacrée à Fernand Pellicer. Vos témoignages, informations et éléments bibliographiques le concernant sont les bienvenus. Internet n’est pas très prolixe sur cette célébrité locale.

3 Commentaires

Classé dans La Source, Olympe de Gouge

3 réponses à “Les « noms » de La Source : Olympe de Gouge

  1. Une de ses phrases célèbres a été : « Les femmes ont le droit de monter à l’échafaud, elles doivent avoir aussi le droit de monter à la tribune ! »

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  2. Olympe de Gouges a exercé (involontairement) le premier de ces droits en étant guillotinée le 3 novembre 1793.
    Une déclaration des droits des femmes ? Mais quelle idée, pour ces messieurs les bourgeois révolutionnaires ! Les idées « larges » des hommes de loi de l’époque n’auraient pas toléré que des femmes participent de trop près à leurs débats. L’instauration du divorce et le droit d’être témoins pour les actes d’état civil étaient déjà beaucoup leur demander.
    On commence à la découvrir, comme auteure de pièces de théâtre. Elle fut même jouée par la Comédie française.

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  3. à Laudes : bourgeois révolutionnaire, c’est déjà mieux que bourgeois grouardesque, si heureux que sa mairie agisse et… mette, en centre ville, des sacs à crottes pour les toutous ! Combien à La Source ?
    Il n’y a qu’à voir actuellement le mouvement sournois pour le retour des femmes dans leur foyer, culpabiliser celles qui n’allaitent pas… (cf. le constat d’Elisabeth Badinter), sans parler des mesures ronflantes, mais pas appliquées ou si peu, sur la parité, l’égalité des salaires, des carrières…

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