Banlieues, de l’émeute à l’espoir

C’est sans doute un simple oubli.

Yves Bodard, qui a travaillé pendant 21 ans auprès des jeunes de La Source, n’avait pas été invité à la table ronde avec N. Sarkozy, lors de sa venue dans notre beau quartier.

C’est ballot !

Si ça se trouve, on ne lui aura pas tout dit sur la réalité du quartier ?

Si vous connaissez son adresse perso (au Sarko), vous pourriez lui conseiller d’aller jeter un œil sur le site de la merveilleuse Polyborus. Une petite lecture édifiante et tellement nécessaire :

http://polyborus.over-blog.com/article-avec-eux-sans-langue-de-bois-de-yves-bodard-66577978.html

2 Commentaires

Classé dans La Source

2 réponses à “Banlieues, de l’émeute à l’espoir

  1. regis reguigne

    Voulez-vous écrire au président de la République ? C’ est au 55 rue du faubourg Saint Honoré à Paris et , cerise sur le gâteau , c’est la seule personne en France à qui l’ on peut envoyer une lettre sans mettre de timbre ; comme naguère lorsque l’ on envoyait un courrier à la Sécu ou encore en FP ( franchise postale ) à un militaire en garnison . Profitez en .

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  2. Pascal

    Article très instructif publié dans Marianne :
     » La banlieue occulte tous les autres territoires: Cet aveuglement, les politiques l’ont en partage avec nombre d’acteurs de la sphère publique. Et d’abord les médias. Depuis 1990, la banlieue, les minorités occupent ainsi l’essentiel du discours des prescripteurs d’opinions et, singulièrement, de la classe politique….
    À aucun moment, la question de la pertinence de ces représentations sociales et territoriales n’a été posée …. On comprend, dans ce contexte, que 70 % des Français ne fassent plus confiance ni à la gauche ni à la droite et que seulement une petite minorité d’entre eux arrivent encore à se situer sur l’échelle gauche/droite. Comment se sentir impliqué par un débat politique essentiellement centré sur des représentations erronées de la société française ?
    L’opposition d’une France des ghettos ethnicisés à une France des pavillons permet de valider l’idée d’une société structurée par un apartheid urbain et ethnique. Peu importe que les banlieues ne soient pas les ghettos américains, que la France pavillonnaire ne soit plus celle de l’ascension sociale des classes moyennes, et que, au final, cette géographie sociale n’existe pas
    Il n’y a pas que des jeunes en banlieue, et il y a aussi des jeunes ailleurs
    Considérer que les jeunes des quartiers sensibles sont emblématiques de la jeunesse , alors même qu’une minorité d’entre eux vivent dans ces quartiers, participe à la construction d’une représentation négative de l’ensemble des jeunes. Cette représentation négative est renforcée par une utilisation sans modération du concept de ghetto pour décrire la réalité des banlieues françaises.
    C’est dans cette optique que le sociologue Dominique Lorrain a réalisé une étude comparative sur les investissements publics entre le quartier des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne et un quartier de la périphérie de Verdun. Dans les deux cas, les populations concernées sont modestes et/ou précaires et les taux de chômage sont élevés. La cité des Hautes-Noues est classée « sensible », tandis que le quartier de la périphérie de Verdun n’a jamais fait parler de lui.
    Première surprise, le revenu moyen par habitant du quartier sensible de Villiers-sur-Marne est de 20% supérieur à celui de Verdun. L’auteur précise par ailleurs que les équipements culturels, les services publics et les facilités de transports sont nettement moins fournis à Verdun : il faut compter trois heures pour rejoindre la métropole nancéenne, contre vingt minutes pour rallier Paris depuis le quartier des Hautes-Noues.
    Enfin, et pour faire litière de l’idée d’un abandon des quartiers sensibles, le chercheur calcule le total des investissements publics par habitant. Le programme de réhabilitation dont bénéficie le quartier des Hautes-Noues prévoit une dotation de 12 450 euros par habitant, tandis que le contrat de ville mis en place dans les quartiers de Verdun n’alloue que 11,80 euros par habitant!
    Les investissements publics étaient donc mille fois plus élevés dans le quartier sensible que dans les quartiers de Verdun, pourtant socialement défavorisés !
    Cet exemple vise à démontrer, qu’à situation sociale égale, les pouvoirs n’ont pas choisi d’abandonner les prétendus ghettos. bien, au contraire, ces territoires jouissent pleinement d’une forme de discrimination positive
    Depuis les années 1980, les pouvoirs publics réagissent aux émeutes comme s’ils étaient face à un mouvement social structuré. Cette confusion entre délinquance et revendication sociale tend à légitimer la violence. »

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