Archives quotidiennes : 22 avril 2011

Les fêtes de Jeanne d’Arc, à La Source …

Comme d’habitude, La Source est la grande oubliée des fêtes Johanniques …

Nos élus locaux de la majorité municipale sont vraiment de bons avocats de notre quartier et ils ont tellement d’initiatives et d’imagination pour lui faire bénéficier des mêmes avantages, charmes et facilités que les autres quartiers plus « centrés ».

N’est-ce pas d’ailleurs la juste contrepartie de l’équité fiscale dont nous bénéficions, ici à La Source ?

Alors ne nous étonnons pas d’entendre quelques grincheux locaux marmonner sur un air de Brassens des trucs du genre … « il est des jours où La Source s’en fout ».

On a les amours qu’on peut n’est-ce pas, comme disait le grand Georges

Mais revenons aux fêtes des autres orléanais.

Qui verront-ils que les sourciens malins n’auront pas l’honneur de rencontrer ?

Un grand guignol invité par not’bon maire !

Le célèbre PPD du journal de 20H de TF1. Une référence s’il en est, dans le domaine de la culture. Mais qu’importe, il est célèbre et connu.

Il est loin le temps où les maires d’Orléans faisaient célébrer leur Jeanne par des présidents de la République en exercice ou des ministres d’État. Après un écrivain corrézien dont l’œuvre la plus marquante, « Maisons de famille« , paru en 1987, a été récompensés par le prix … Kleber-Haedens (excusez nous du peu), un judoka médaillé olympique (et accessoirement gendre d’un autre corrézien qui va bien), voici le présentateur du 20 heure récemment répudié.

Mais il est vrai qu’à l’époque de la télé-réalité, à Orléans, dont la politique culturelle illumine le monde, un PPD peut aisément s’inscrire dans la lignée des Charles De Gaulle (pas le porte avion, l’autre) ou de François Mitterrand (pas Frédéric, l’autre) !

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Serge Grouard n’avait-il pas envisagé lui aussi, à l’image de son maître de l’Elysée, de débaucher l’un des symboles de la gauche.

Malheureusement pour lui, l’invitation faite à Robert Badinter n’a pas vraiment convaincu. Ce dernier, flairant le piège grossier, a décliné les fastes d’une si belle récupération.

Comme c’est dommage.

Combien de pics, combien de vilipendes à l’endroit (ou à l’envers d’ailleurs) de la gauche locale n’aurait on entendu au détour d’un conseil municipal, mieux dans la presse locale si prompte à rapporter les propos d’un premier magistrat adepte à son tour de l’ouverture diabolique …

Mais pouvait-il en être autrement ? Comment imaginer que Robert Badinter, un grand homme qui aura marqué son époque, qui sait tenir sa place aux côtés des autres grands hommes du temps, puisse venir se compromettre ici … alors que les Sourciens eux-mêmes sont exclus de la fête ?

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