Archives quotidiennes : 16 juillet 2011

Super, Ghesquière et Taponier ont été libérés

Quand il s’agit de journalistes, c’est sous l’œil ému des caméras que la nation rassemblée, célèbre le retour de ses héros… malgré eux.

Et que les affiches appelant à leur libération sont actualisées en temps réel

Et quand on les entend raconter leur captivité, ils confirment bien que la mobilisation médiatique et populaire, dont ils ont eu écho du fond de leur cachot, a été un élément déterminant … au moins pour leur maintenir le  moral, condition sine qua non de leur survie psychique.

Mais qui se souvient de Christian Joubert, premier otage français à Beyrouth en 1984 .

Christian, l’otage oublié, retrouvé par Yves Bodard, et qui modestement encore aujourd’hui, n’oublie pas son passé, ignoré du plus grand nombre, ses 61 jours de cauchemar entre les mains du Jihad islamique.

Il faut dire qu’être employé dans une petite entreprise orléanaise, en mission de sous-traitance au Liban au début des années 80, ça n’a pas le même impact médiatique.

Son histoire, vous la retrouverez aussi dans les « Vies cabossées et miettes d’espoir », ainsi que celles de dizaines d’anonymes, d’oubliés, de discrets, de sans noms, sans visages … mais pas sans histoire. De celles et de ceux que nous croisons souvent sans les voir.

Yves, mémères Lejeune et Chéneau, pépère Chéneau, monsieur Gentil, Mickael, l’accordéoniste, monsieur Zabala, James, Samantha, Max, Cathy, Michèle, Christel, Stève, Laurent, Charlot, Mohamad l’éternel voyageur, Christian, Axel et Léa, Christian encore…

Tous ces visages « cabossés » mais souvent merveilleux, que nous dit si bien Yves Bodard.

« C’est en tissant du lien social que l’on ravaudera les trous de la société »

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« Vie cabossées et miettes d’espoir » d’Yves Bodard

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