Super, Ghesquière et Taponier ont été libérés

Quand il s’agit de journalistes, c’est sous l’œil ému des caméras que la nation rassemblée, célèbre le retour de ses héros… malgré eux.

Et que les affiches appelant à leur libération sont actualisées en temps réel

Et quand on les entend raconter leur captivité, ils confirment bien que la mobilisation médiatique et populaire, dont ils ont eu écho du fond de leur cachot, a été un élément déterminant … au moins pour leur maintenir le  moral, condition sine qua non de leur survie psychique.

Mais qui se souvient de Christian Joubert, premier otage français à Beyrouth en 1984 .

Christian, l’otage oublié, retrouvé par Yves Bodard, et qui modestement encore aujourd’hui, n’oublie pas son passé, ignoré du plus grand nombre, ses 61 jours de cauchemar entre les mains du Jihad islamique.

Il faut dire qu’être employé dans une petite entreprise orléanaise, en mission de sous-traitance au Liban au début des années 80, ça n’a pas le même impact médiatique.

Son histoire, vous la retrouverez aussi dans les « Vies cabossées et miettes d’espoir », ainsi que celles de dizaines d’anonymes, d’oubliés, de discrets, de sans noms, sans visages … mais pas sans histoire. De celles et de ceux que nous croisons souvent sans les voir.

Yves, mémères Lejeune et Chéneau, pépère Chéneau, monsieur Gentil, Mickael, l’accordéoniste, monsieur Zabala, James, Samantha, Max, Cathy, Michèle, Christel, Stève, Laurent, Charlot, Mohamad l’éternel voyageur, Christian, Axel et Léa, Christian encore…

Tous ces visages « cabossés » mais souvent merveilleux, que nous dit si bien Yves Bodard.

« C’est en tissant du lien social que l’on ravaudera les trous de la société »

***

« Vie cabossées et miettes d’espoir » d’Yves Bodard

1 commentaire

Classé dans Justice, La Source, Najlae, Orléans, politique, Sans papiers, Yves Bodard

Une réponse à “Super, Ghesquière et Taponier ont été libérés

  1. Bodard

    Merci de mettre un petit coup de projecteur sur l’histoire de Christian Joubert ,l’otage oublié de la république que j’ai osé déterrer dans mon livre…….et l’actualité qui me rattrape.France 3 à qui j’ai donné naïvement l’information ainsi que « le journal quotidien du coin » qui assure la promo de la politique notamment sécuritaire de Serge Grouard que j’ai mis en relation avec Christian ont fait un reportage et un article sur cet homme maltaité par
    la vie oubliant de me citer et de citer mon modeste ouvrage.Etonnant,non?
    Pas variment,je dérange alors ,on me passe sous silence.Alors,j’ai pris ma plume et j’ai adressé une missive très récemment au député de la seconde circonscription,Serge Grouard, pour lui demander en toute correction,de façon très policée de saisir les hautes autorités de l’état pour que l’hommage
    de la république ,soit enfin rendu à cet homme détruit, cet otage inconnu,oublié.En toute transparence,je dépose ce courrier sur l’espace de liberté d’Openlasource! Voilà Yves Bodard Monsieur Serge Grouard

    le 13 juillet 2011
    à
    Monsieur le député,

    Dans mon dernier ouvrage, «Vies cabossées et miettes d’espoir»(regain de lecture) préfacé par Stéphane Hessel, je consacre le dernier chapitre intitulé«l’otage oublié de la république» à Christian Joubert,habitant de Huisseau sur Mauves qui restera à jamais le premier otage Français au Liban, en février 1984.
    J’ai rencontré un homme brisé tant par sa captivité de 62 jours, dans des conditions inhumaines, que par la non reconnaissance de la république de son statut d’otage.
    Ingénieur dans le secteur du bâtiment, souffrant du syndrome des captifs et de problèmes de santé très invalidants, Christian Joubert n’a jamais pu reprendre une activité salariée. Il a été reconnu inapte au travail et a perçu une pension d’invalidité Au moment de faire valoir son droit à la retraite, il s’est aperçu que n’ayant pas été reconnu officiellement otage mais « enlevé », son droit à la retraite était calculé à minima. Lors de sa libération, l’ambassade de France lui avait demandé de ne pas ébruiter cette affaire. Respectueux de la république, cet homme engagé au RPR par le passé et inconditionnel du Général De Gaulle a tenu son engagement et, à part quelques brèves dans les journaux et un mini reportage sur France 3 région quelques années après sa libération, cet homme de l’ombre n’a pas été mis dans la lumière médiatique.
    Il a bien tenté de saisir le conseiller général de son canton à l’époque, Monsieur Doligé, en 1985/1986 semble t’il,et plus récemment pour l’alerter sur sa situation, en vain.
    Christian Joubert est un homme fatigué, usé qui a renoncé à cette reconnaissance légitime et je ne peux accepter que cet homme qui m’a ouvert sa porte et son cœur soit à ce point abattu, résigné. J’ai rencontré récemment Florence Aubenas, pour lui parler du destin de cet homme dont elle n’avait jamais entendu parler et elle m’a  promis de lui rendre visite.
    Aussi, je me permets de vous demander en tant que député de la seconde circonscription du Loiret, de donner un écho solennel à cette histoire de vie et dans le cadre de vos prérogatives de bien vouloir me faire savoir comment vous pouvez agir auprès des plus hautes instances de l’état,afin que Monsieur Christian Joubert soit symboliquement et pas seulement peut-être, « réhabilité »dans un statut d’otage.
    Je reste, bien évidemment au-delà de nos divergences, à votre disposition et je vous remercie de l’attention toute particulière que vous porterez à cette situation. Veuillez agréer,Monsieur le député, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.
    Yves Bodard

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