Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade … dans le Loiret

Intéressante, mais surtout inquiétante enquête parue dans les magazines en ligne ces derniers jours, au sujet de la « désertification médicale » qui gagne malheureusement une grande partie du territoire.

Notre département est particulièrement mal placé dans l’ensemble des classements, et probablement notre quartier pire encore (à quelques exceptions près).

Voici donc le classement sur 100 départements (grosso modo), établi en fonction du nombre d’habitants pour un service donné :

Pour les service d’urgence : le Loiret est en 60ème place

Médecine de ville : 87ème

Maternité : 80ème

Pharmacie : 79ème

Établissement de court séjour : 77ème

Établissement de long séjour : 42ème (c’est mieux)

Dentiste : 75ème

Infirmier : 91ème

Psychiatrie : 91ème

Laboratoires d’analyse :  43ème (c’est pas mal)

Ambulances : 96ème

Au global donc, nous voici dans un département particulièrement mal desservi en matière de service de santé (d’un point de vue quantitatif pour le moins).

Quand on sait que les questions de santé font parties des sujets de préoccupations prioritaires de nos concitoyens, voila un bon sujet à aborder avec les candidats aux élections législatives à venir.

5 Commentaires

Classé dans Conseil général du Loiret, Elections législatives, La Source, Santé

5 réponses à “Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade … dans le Loiret

  1. Papy barbu

    A voir l’excellent article sur ce sujet dans le dossier central de l’Indien N° 104 ou sur le site de l’AHLS: http://www.ahls-indien.fr/où vous trouverez la situation de la ville d’Orléans et de La Source en particulier (avec une situation assez inquiétante pour notre quartier pour les années à venir). Et pour ceux qui veulent en savoir plus n’oubliez pas la conférence sur l’avenir de la médecine à La Source le 12 Avril à 20h30 à la maison des Associations de La Source.

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  2. pascal

    Ce n’est pas spécifique à Orléans, c’est une généralité en France à part quelques rares . La faute à l’absurdité de notre Numerus Clausus; Il était de presque 9000 dans les années 70 puis a été réduit progressivement de la toute fin des années 70 au début des années 2000 ( pendant presque 15 ans ce Numerus Clausus fut même situé entre 3500 et 4000 !)
    Il réaugmente à nouveau depuis les débuts des années 2000 pour atteindre 8000 actuellement mais le mal est fait..
    L’augmentation de ce numerus clausus va quand même permettre de donner davantage de possibilité aux étudiants français de faire médecine, une formation universitaire qui attire pourtant beaucoup d’étudiants. Cela a été d’une absurdité totale de mettre des barrières aussi rigoureuses pendant tant d’années et d’avoir été aussi sélectif avec nos étudiants , pour s’apercevoir qu’on manquait de médecins et de faire venir ensuite des médecins de Roumanie, du Maghreb, d’Afrique….qui n’ont pas, eux, subit de numerus clausus et avec des diplômes obtenus avec une sélection bien moindre.

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  3. openlasource

    @ Pascal

    Sans doute n’est-ce pas spécifique à Orléans … mais le classement du Loiret est particulièrement défavorable. C’est quand même une singularité dont on se serait bien passée.
    Les politiques locales (municipales et départementales) se sont donc bien cumulées à la politique nationale pour en accentuer l’effet négatif.
    C’est ça le problème.

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  4. pascal

    je ne vois pas en quoi les politiques municipales et départementales ( qu’elles soient de gauche ou de droite) peuvent influer sur le nombre de médecins. Le Numeris Clausus est décidé par l’Etat ( en l’occurence , il a lourdement chuté pendant les 14 années de mandat de François Mitterand : à l’époque , on pensait qu’en réduisant le nombre de médecins, on réduirait le déficit de la Sécu : ça n’a pas diminué pas le déficit mais , ça a favorisé la désertification .
    Autre fait, la région Centre représente 4 % de la population française,mais la faculté de médecine de Tours ne forme que 2 % des étudiants en médecine . Les étudiants s’installent souvent dans leura région d’études . facteur aggravant donc.
    Enfin, il faut souligner que la désertification professionnelle ne concerne pas que la médecine . Les régions périphériques de l’Ile de France, comme le Loiret, attirent bien moins que d’ autres, car elles souffrent d’un problème énorme d’identité et d’image. La liberté d’installation incite à choisir la toute proche région de Paris (pour les revenus) , ou alors les provinces maritimes ou ensoleillées. Là encore , facteur aggravant pour l’Orléanais.

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  5. @ Pascal
    Manifestement tous les élus locaux ne se croient pas incapables d’agir en la matière :
     » Des élus locaux tentent de repeupler les « déserts médicaux »
    March 16, 2012 10:07:00 AM
    * Les zones urbaines deviennent aussi des « déserts médicaux »
    * Les régions tentent d’enrayer le phénomène
    * La loi ne prévoit plus de mesures contraignantes
    par Mourad Guichard

    ORLEANS, 16 mars (Reuters) – Confrontées à une désertification médicale qui touche désormais aussi les grandes agglomérations, et plus seulement les zones rurales, des collectivités locales françaises tentent par tous les moyens d’attirer les médecins libéraux.
    Avec 0,85 médecin généraliste libéral pour 1.000 habitants, contre 1,11 au niveau national (contre 3,06 pour tous les médecins, toutes disciplines confondues, selon leur Ordre national), le Centre est la région la plus mal lotie de France.
    Les études réalisées par la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) indiquent que cette situation pourrait s’aggraver d’ici 2030.
    Le Parlement français a supprimé en juillet 2011 les mesures contraignantes visant à lutter contre les déserts médicaux.
    Plusieurs facteurs, dont le vieillissement de la population, la féminisation des professions médicales et la préférence pour le salariat au détriment du libéral sont mis en cause par différentes enquêtes menées par la région Centre.
    « À l’évidence, les modalités de mise en œuvre du numerus clausus et le principe de la totale liberté dans l’installation ont conduit à une situation aujourd’hui inacceptable », estime François Bonneau, président socialiste de l’exécutif régional.

    « Notre région est déterminée à actionner tous les leviers permettant de faire face à cette situation. »
    La région Centre vient ainsi de se doter d’un Plan urgence santé. Il a pour ambition de fixer la densité médicale à 1 médecin généraliste libéral pour 1.000 habitants, notamment par le co-financement d’une centaine de maisons de santé pluridisciplinaires, par l’instauration de bourses étudiantes et le financement d’une résidence pour internes.
    LES AGGLOMÉRATIONS NE SONT PAS ÉPARGNÉES
    Si des territoires ruraux comme le Berry sont particulièrement touchés par cette désertification, le phénomène atteint désormais les grandes agglomérations.
    « Notre ville compte onze médecins libéraux pour 20.000 habitants et si nous ne faisons rien, c’est plus de la moitié d’entre eux qui pourraient partir en retraite d’ici cinq ans sans être forcément renouvelés », explique Philippe Belouet, premier adjoint au maire d’Olivet (Loiret).
    Dans cette commune aisée, limitrophe d’Orléans, les élus multiplient les rencontres « pour tenter de trouver les clefs permettant d’attirer les jeunes médecins ».
    « Ils veulent exercer à plusieurs afin d’éviter les horaires démentiels », rapporte Philippe Belouet. « Ils préfèrent, dans un premier temps, la location d’un cabinet pour ne pas s’endetter. »
    L’élu, qui tente de recenser les étudiants en médecine de sa commune, se dit opposé à des mesures législatives.
    « Je trouverais dommage d’obliger les jeunes médecins à un lieu d’installation. Pour améliorer la situation, il y a sans doute à voir au niveau du numerus clausus », dit-il.
    Philippe Belouet juge également « inopérantes » les incitations financières directes.
    « Dans une commune voisine, on proposait 68.000 euros pour toute installation. Résultat, les trois quarts d’entre eux avaient quitté le territoire au bout de deux ans ».
    En juillet 2011, le Parlement français avait supprimé les mesures contraignantes visant à lutter contre les déserts médicaux dans la loi hôpital, patients, santé et territoire (HPST), qui prévoyait initialement une amende de 3.000 euros pour les médecins qui, installés en zone surmédicalisée, refuseraient d’aider des confrères des zones sous-médicalisées.
    Le président de la CSMF, principal syndicat de médecins libéraux, Michel Chassang, avait salué cette décision, estimant que la loi HPST était « dangereuse pour l’exercice libéral » et que plusieurs de ses mesures étaient « vexatoires ».
    La gauche avait voté contre l’affadissement du texte, dénonçant une attitude « électoraliste et corporatiste », la majorité cherchant selon elle à reconquérir le vote des médecins libéraux avant la présidentielle.
    En 2011, les deux régions les mieux dotées médicalement étaient Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ile-de-France avec, respectivement, 3,70 et 3,66 praticiens pour 1.000 habitants, contre 2,42 pour la région Centre et 2,39 pour la Picardie, dernière du tableau.
    (Edité par Yves Clarisse)

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