Archives quotidiennes : 4 août 2012

Pourquoi Orléans brille si peu pour les jeunes …

On comprendra mieux le divorce entre les jeunes et la municipalité d’Orléans, en prenant connaissance de cette vidéo qui nous a été communiqué par un … jeune.

Il s’agit de l’une des émissions du Web 2.0 les plus réputées de l’univers des « Geeks » (1)

A voir, particulièrement à la 2ème minute, pour mieux comprendre (ou ne pas comprendre) la particularité des jeunes d’Orléans et l’estime dont notre bonne ville fait l’objet dans le monde … des jeunes :

Encore une fois, pour la « brillancitude » d’Orléans à la sauce Grouard, c’est raté !

Peut-être s’agit-il d’une des « clés » du divorce entre la municipalité et les jeunes de notre cité et l’une des explications de la position du maire adjoint Olivier Carré vis à vis de « l’espace jeune » … qui a disparu des radars du GPV ?

A l’origine, avec un financement conséquent de l’État (via l’Agence nationale de la rénovation urbaine), un espace réservé au jeunes du quartier de La Source devait être créé dans le périmètre du GPV. Des études ont même été programmés pour quelques 50.000€ (quand même !). C’est dire comme la chose devait être grande et belle !

Un espace jeune pour remplacer le local (bien obsolète certes) qui existait rue Adélaïde de Savoye, et même le foyer Horizon, lui aussi voué à la disparition.

A l’occasion du dernier Conseil municipal, une autre disparition est… apparue : celle dudit espace jeune, dont le financement de l’ANRU a même été supprimé !

Un des arguments avancé par la municipalité, et particulièrement l’adjoint au maire et commandant en chef du GPV de La Source, le sus-nommé Olivier Carré (récemment réélu député de notre circonscription) : « les jeunes ont déjà tout ce qu’il faut à La Source » :

  • des associations sportives et culturelles chargées de bien les encadrer (Aselqo, Escale, …) en leur proposant toutes sortes d’animations et d’activités sportives
  • une très belle Médiathèque, ouverte presque tous les jours de la semaines (enfin entre le 3 juillet et le 25 août, les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 14 à 18h00)
  • un conservatoire de musique pour y apprendre le piano, la clarinette et l’accordéon (entre autres)
  • un centre sportif aux murs végétalisés, du côté de la place Minouflet
  • et tant d’autres choses encore, à découvrir, sans doute…

Alors, que veulent-ils de plus ces jeunes « désœuvrés » ? Un local pour y organiser, quand ils veulent et comme ils veulent, des activités plus en correspondance avec l’air du temps ?

Faut pas pousser quand même !

D’ailleurs ceux qui ne seraient pas satisfaits de l’offre municipale peuvent encore se rabattre sur le catéchisme et l’école coranique, c’est selon …

ça devrait rappeler quelque chose aux anciens jeunes …

***

(1) Quelques précisions sur les Geeks et autres Nolife, Gerd et ordinausores d’après Wikipedia :

Geek (/gik/), parfois francisé en « guik » est un terme d’argot américain, qui désigne de façon péjorative, à l’origine, une personne bizarre perçue comme trop intellectuelle. Le mot a été peu à peu utilisé au niveau international sur Internet de manière revendicative par les personnes s’identifiant comme tel.

Avec le succès des gadgets de haute technologie, une personne qui aime de tels objets voudra s’autoproclamer « geek »en tant que féru d’informatique.

L’archétype classique du geek est celui de l’adolescent passionné d’électronique, d’informatique, d’univers fantastiques (comics, science-fiction, heroic fantasy, etc.). Cette passion s’exprime concrètement à travers de nombreuses activités, telles que le jeu de rôle, le cinéma, les séries télévisées, les jeux vidéo ou encore la programmation informatique.

Il y a souvent confusion entre les geeks, les nolifes, et les nerds.

Si nolife et geek ne sont pas synonymes. Le nolife est celui dont la passion (généralement le jeu vidéo) devient une addiction, puisqu’elle occupe une part démesurée dans sa vie, et va jusqu’à être un frein pour son emploi ou ses études. Ce n’est pas forcément le cas du geek, puisque le plus souvent les geeks offrent une part raisonnable de leur temps à leur passion.

Une autre différence majeure entre les geeks et les nolifes consiste dans le fait que les geeks forment une communauté, qui se retrouve sur Internet mais aussi dans le monde réel, et possèdent ainsi une vie sociale (on parle alors, dans le jargon d’Internet, de rencontre « In Real Life »). Le nolife, lui, n’entretient pratiquement pas ou plus de relations avec le monde extérieur, et il empiètera sur ses relations sociales pour se livrer à son activité.

En outre, il est important de différencier précisément les termes nerd et geek. Ces deux termes peuvent parfois se recouper mais ne sont pas pour autant synonymes. En effet, le terme nerd fait davantage référence aux passionnés d’informatique ou de sciences que le terme geek, qui englobe d’autres passions de l’ordre du fantastique ou de la science-fiction. Le nerd est donc une catégorie de geek3.

Enfin, la différence entre « geek » et « technophile » est simple, puisque radicale : le technophile est simplement celui qui apprécie l’usage d’un téléphone portable, d’un ordinateur, d’Internet, en bref, des nouvelles technologies . Or, si tous les geeks ou presque sont technophiles, un utilisateur de téléphone portable n’est pas nécessairement un geek2.

De nombreux geeks aiment à approfondir leurs connaissances en se tournant vers des logiciels libres et systèmes d’exploitation de type Linux, ou au contraire, vers du matériel considéré comme obsolète, notamment les ordinosaures.

12 Commentaires

Classé dans La Source