Vague de cambriolages à La Source

chats-cambrioleurs

Profitant de l’absence de leurs habitants (pour cause de congés scolaires ?) de « nombreux » pavillons du sud sourciens ont été récemment visités par des « montes en l’air » moyennement bien intentionnés…

Il se dit même qu’un élu de la majorité municipale serait au nombre des victimes. Celui-la même qui déclarait qu’avant La Source était à feu et à sang, mais ça c’était avant que la majorité actuelle assure l’ordre et la discipline qui va bien…

42848884

Mais chut, ça ne se dit pas… et surtout, ça ne doit pas se compter dans les statistiques municipales.

1339598716

La délinquance a tellement diminué à La Source grâce à la politique mise en œuvre par le légendaire couple composé de Serge d’Orléans  et de Florent le vidéaste, que l’aveu de cette vague de cambriolages ferait sans doute tâche dans le paysage à un an des municipales.

7 Commentaires

Classé dans Délinquance, La Source, Sécurité

7 réponses à “Vague de cambriolages à La Source

  1. reguigne regis

    Mais , de quels professionnels s’ agit – il ? Qui donc les déposa au matin avec pour mission de  » visiter  » des pavillons , prendre OR et BIJOUX puis de s’ évanouir dans la nature avant de remonter dans le véhicule du matin et de retourner en lieux sûrs un peu au sud de la capitale ? Ce mode opératoire fut -il celui pratiqué parmi vous ? Les faits sont – ils avérés ; les  » produits  » recherchés étaient – ils de cette nature ? Sur la commune immédiatement à l’ ouest de la vôtre ce fut bien le cas . Alors ? En sauriez – vous un peu plus que des  » on dit  » ?

  2. reguigne regis

    Alors , avez – vous mené votre petite enquête ?

  3. Pascal

    http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/orleans-metropole/2013/05/16/l-insecurite-pese-a-la-boliere-1552278.html

    le problème, c’est que, petit à petit, la Bolière 3 est en train de devenir identique aux abords du 2002.

  4. CB

    Salut à vous
    Vous avez été victimes de vol d’ordi et , ou d’appareil photo ?????
    Bref à quand de vos nouvelles …

  5. reguigne regis

    Effectivement , le pinguoin a du se faire piquer son matos . Non ?

  6. bodard

    En réponse à l’inquiétude « médiatisée » sur la situation de la Bolière,voici ce que j’ai pu observer et ce que j’ai apporté en témoignage à nos élus,il y aune quinzaine de jours.Depuis je me rends sur le secteur de la Bolière 2 fois par semaine et je n’accepte pas le terme « délinquants » pour désigner dans leur majorité des jeunes qui donnent à voir leur ennui,leur oisiveté et qui sont laissés sur le bord du chemin par ceux là même qui ont pour mission de les aider.La réponse doit être éducative et à nouveau Montillot et Grouard vont jouer leur partition électoraliste sécuritaire.Je ne les laisserai pas faire.
    Ecrit en date du 18mai 2013
    18/05/2013

    >
    Les amis et les autres

    >
    je vous ai adressés ,il y a quelques jours mon écrit sur le risque décentrage de l’action d’une équipe en prévention spécialisée notamment Opélia 45 et le risque de laisser sur le bas côté, le public ciblé par son action(jeune en dérive,inorganisés,en errance etc..) en rappelant qu’une des missions de la prévention spécialisée d’où son financement par le conseil général est une mission de protection de l’enfance avant d’être une mission de prévention de la délinquance.
    Réduire son rôle et réduire le statut de ces jeunes au statut de délinquant est une vraie dérive aussi de ceux qui alertent et cela va donner encore plus de crédit et de légitimité à la politique sécuritaire et répressive menée par la municipalité d’Orléans et aujourd’hui,au regard de l’article paru dans la république du centre jeudi16 mai,monsieur Montillot se frotte les mains et bombe le torse.
    On lui demande de mettre en place et de sortir de sa boite à outil,les outils du répressif.
    Voilà l’effet boomerang de l’alerte excessive au préfet et de la médiatisation par voie de presse.

    Concrètement

    Vendredi 17 mai de 17h à 19h00

    Je me suis rendu au centre commercial de La Bolière après ma journée de travail à l’UDAF.
    J’ai enfilé mon vieux costume,usé et délavé d’ éducateur de rue. Il me va encore comme un gant et je suis parti avec pour seul arme la parole en quête de lien et de rencontres.
    J’ai bien constaté qu’il y avait une vingtaine de jeunes (15-18/19 ans) oisifs,rassemblés devant le centre commercial. Ils parlent forts,chahutent, « dérangent »,inquiètent.
    En fait,ils sont visibles y compris à travers des actes d’incivilités et c’est cela qui dérange. Aussi, je vous invite à lire n’importe quelle analyse sociologique(Laurent Mucchielli par exemple qui a un blog) qui vous apportera un éclairage sociologique sur la présence des jeunes dans les espaces publics.
    Se montrer,mettre en avant son oisivité,son ennui,sa désespérance et provoquer les adultes en leur disant au fond:Que faite vous pour nous ?
    D’un seul coup,j’ai pris un coup de jeune de 23 ans puisque en Septembre 90,la présence de jeunes au centre commercial 2002 avait provoqué le même émoi dans la presse,auprès des autorités etc et je vous suggère la lecture de mon livre »Banlieues,de l’émeute à l’espoir » notamment p 127 à 133 au chapitre:
    « Quand le centre commercial s’agite »
    Vous y trouverez l’analyse et les réponses apportées qui furent des réponses éducatives et non pas répressives bien qu’il y ait eu déjà à l’époque,une vraie demande en ce sens.
    J’ai donc rencontré ces jeunes et j’ai réussi à tisser un bout de relation avec eux.
    Ils avaient entendu parler de mon passé maintenant ancestral car certains n’étaient pas nés ou en couche culotte quand j’étais éducateur de rue,et mon expérience de travailleur social a fait le reste.
    Entre temps des anciens jeunes qui m’avaient reconnu sont venus me saluer, m’embrasser,me remercier pour mon action quand j’étais éduc et raconter le passé partagé.
    On a parlé du foyer Horizon,des ateliers techniques,des séjours de vacances,des recherches de stage ,d’apprentissage,de la permanence que je tenais pour recevoir et accompagner les demandes individuelles, de l’atelier sport de combat que j’avais monté du lieu de vie installé à saint Aignan sur Cher etc (Voir mon livre) etc.. .du quotidien d’un éducateur de rue

    Il y avait aussi deux correspondants de jour habillés en vert qui étaient présents et que j’ai aussi connus lorsqu’ils étaient jeunes .Ils ont pu témoigner de mon passé et ils ont fait leur travail de lien mais leur manque de formation et les limites de leur action les réduisent au rôle d’auxiliaire de justice. C’est factuel.
    Avec une solide formation,vu leur motivation,ces deux jeunes pourraient travailler avec un vrai statut «éducatif» dans le secteur médico-social.(animation sociale,foyer de vie etc..)
    La question de leur formation et de leur devenir(ils sont en situation de précarité face à l’emploi) est aussi à poser à l’équipe municipale en place.

    Le vieil éducateur était de retour et je suis reparti dans un climat apaisé avec de la confiance plein ma besace et surtout deux demandes d’apprentissages(en électricité et en plomberie) et avec la promesse de les accompagner sur mon temps perso dans leur démarche. Mais je ne peux pas me substituer au manque éducatif et surtout à la non présence des éducateurs de rue sur cet espace.
    Je leur ai promis. Je reviendrai les voir régulièrement.
    Ces jeunes ne doivent pas être étiquetés comme délinquants car ils sont dans un entre deux où éducativement,on peut encore agir.
    Il faut les rencontrer,établir une relation de confiance,faire du lien avec les commerçants et les clients à travers une forme de valorisation(ex chantier de nettoyage ou rafraîchissement du centre commercial avec participation financière des commerçants pour financer un séjour de vacances ,aide aux courses pour les personnes âgées ou handicapées par ces mêmes jeunes etc..Tout est possible).Il suffit d’encadrer ce possible par une présence éducative.
    Il faut agir à la fois sur le groupe en accompagnant des projets culurels,sportifs etc…(action collective dans le jargon éducatif) et individuellement(accompagnement éducatif individualisé) en respectant les grands principes fondateurs de la prévention spécialisée.
    L’équipe d’OPELIA 45doit accompagner cette action et pour ma part,si j’étais encore en activité,il me suffirait d’une quinzaine de jours si on m’en donne les moyens pour avoir des points positifs à mon action éducative(Même si seul le résultat compte pour les donneurs d’ordre et c’est aussi une erreur) alors que s’entêter à pénaliser le comportement de ces jeunes à travers une réponse sécuritaire et répressive est un échec
    Je me tiens à votre disposition et à celle du préfet pour développer mes arguments lors d’une rencontre

    Alors je dénonce

    >
    – Je dénonce la dramatisation excessive de ce fait social mais il faut agir dès maintenant
    – je dénonce la posture et la réponse sécuritaire prônée par certains de façon systématique,
    -je dénonce aussi l’étiquetage d’adolescents qui cherchent des réponses,se sentent mal,ont perdu l’espoir,sont en manque de repères éducatifs sous le label délinquant
    -Je dénonce le décentrage de l’action de la prévention spécialisée d’Opélia

    Pour le reste,j’ai fait des propositions en terme de mission(la prévention spécialisées),éducative et de présence humaine et je me tiens à disposition pour tout éclairage supplémentaire.

    >

    >
    ***J’ai aussi lu dans le journal qu’il était question de la pérennisation d’un emploi de permanent au sein d’une association, qui selon moi,se justifie et doit être pérennisé,voire même consolidée car il y a tellement affaire sur l’action d’aide aux familles,de soutien à la parentalité,d’aide au projets de vacances,culturels etc et non pas à travers la sur enchère sous le couvert de la Prévention de la délinquance pour obtenir les crédits nécessaires avec le risque de légitimer le décentrage que j’ai évoqué des missions de chacun. L’affaire de la prévention de la délinquance tout comme la mission de protection de l’enfance incombe légalement et éthiquement à la prévention spécialisée. Opelia 45 tiendra selon mes informations incomplètes (pas le lieu ni de l’heure) son Assemblée générale le 7 juin et je vous invite à cette occasion à questionner ses représentants

    En conclusion :

    Ma démarche ne vise qu’ à témoigner de mon passé,de mon expérience et de mon investissement présent bénévole et à participer à l’apaisement sur ce quartier de La Source qui m’a fait naître éducateur de rue.
    Je ne prétends à rien,je ne serai ni candidat et ni postulant à un emploi quelconque dans ce secteur.
    Je reste un électron libre et le petit caillou dans la chaussure de ceux qui diabolisent, rejettent et ne proposent que le sécuritaire comme réponse éducative .
    Je reste en veille ,et en alerte .

    Je dérange y compris dans le rang de ceux dont je suis proche mais mon éthique me permet de rester droit dans mes bottes.

  7. bodard

    Merci et pardon les amis d’Openlasource d’occuper votre espace et pour être complet:Voici ma réflexion sur le décentrage de la prévention spécialisée et ce à afin de faire lien avec mon message précédent.Dommage que je n’ai pas régi plus t^^ot car mes écrits risquent de ne pas avoir l’écho que j’aurai souhaiter.Tant pis.
    Yves Bodard
    Commentaire:
    Et quand je m’agace….je réfléchis.Si vous avez du temps pour me lire….

    Quand la prévention spécialisée décentre son action

    Mon analyse des problèmes rencontrés avec les jeunes sur le secteur De La Bolière mais aussi plus généralement à La Source ou encore à l’Argonne que je connais bien montre surtout un décentrage de l’action de la prévention spécialisée menée par Opélia 45 et on assiste depuis des années à un glissement important de l’action de la prévention spécialisée vers la prévention globale qui se traduit ainsi à travers des constats identifiés et identifiables:

    -La population cible de la Prévention spécialisée(jeunes en rupture,en voie d’exclusion etc..)est quasiment délaissée

    -L’équipe éducative, et Monsieur Montillot en fait son principal argumentaire dans un courrier de mise en garde qu’il ma adressé en début d’année 2013 ce qui démontre qu’il méconnaît l’éthique et les fondements de la prévention spécialisé,qui a dérivé vers une prévention générale à dominante insertion,chantiers,ateliers et…que je (le) dérange !

    -Le «milieu» (zone géographique) d’intervention de la prévention spécialisée se trouve désinvesti et les éducateurs de rue ont délaissé la rue.
    Ils ont abandonné pour pleins de bonnes raisons(jeunes de plus en plus difficiles à «apprivoiser»,fonctionnarisation de la pratique éducative etc) la nécessaire présence sociale sur le territoire,le milieu où les phénomènes d’inadaptation sociale sont reconnus ,identifiés .Ce qui fonde la légitimité de l’action;la spécificité de l’intervention d’un service de prévention spécialisée,c’est justement la présence sur ces lieux..

    Conclusion:

    Opélia 45 depuis 2001 n’exerce pas une action de prévention spécialisée classique et ne pratique pas le travail de rue sans lequel toute démarche de prévention spécialisée est un échec.
    Cette équipe s’inscrit dans une stratégie d’action locale à tendance «municipale »
    et cela s’explique pour pleins de bonnes ou mauvaises raisons:

    Les causes des risques de dérapage et de décentrage de la Prévention spécialisée

    L’élu d’un territoire sinistré économiquement, souhaitera par exemple endiguer le chômage des jeunes et son approche des besoins sera dominée par cette préoccupation sous forme d’une commande Insertion-Chantiers etc…à l’équipe de prévention spécialisée

    Le conseil d’administration convaincu que la prévention doit s’appliquer aux plus jeunes etc…. pourra orienter l’action de la prévention spécialisée vers les activités d’animation,sportives etc…

    Le directeur aura pour souci de crédibiliser l’image de son service et maintenir son activité en acceptant la commande sociale.

    L’équipe selon son histoire,son vécu,sa composition(des jeunes éducateurs sans expérience,des éducateurs «usés»etc….) pourra y trouver des bénéfices secondaires,une reconnaissance etc….

    Mais le résultat est criant. Les jeunes en souffrance sont laissés sur le côté du chemin et l’espace,le vide d’une vraie action de prévention qui a renoncé est comblé par l’équipe municipale qui sous la baguette(le bâton) de Monsieur Montillot,élu chargé de la tranquillité va appliquer son arsenal (terme guerrier) répressif (contrôle anti- tout,anti-mendicité,anti-prostitution,couvre feu etc..)et mailler tout le territoire d’un dispositif de contrôle social(vidéo surveillance,correspondants de jour qui ramènent de l’information).
    On piétine nos libertés,on stigmatise les jeunes des quartiers et on combat les pauvres au lieu de combattre la pauvreté…..
    Comment pourrai je me taire !!

    Et vous,allez vous m’aider à briser le silence
    Yves Bodard

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s