Archives mensuelles : avril 2015

Vous avez demandé la police municipale, ne quittez pas…

Ah, comme Orléans brille sous la pluie printanière…

Voici ce que nous révèle le magazine en ligne « L’Internaute », dans sa parution du jour :

Police municipale

Cela rassure de se trouver ainsi intercalé entre toutes ces radieuses cités du Sud réputées pour leur bon vivre ensemble.

On rappellera au passage que les « faits constatés » correspondent aux enregistrements de plaintes déposées auprès des services de police… nationale ou de gendarmerie. Et comme ceux-ci ont une fâcheuse tendance à préférer les mains-courantes aux dépôts de plainte, … la statistique d’origine sarkozienne reste, hélas, toujours en vigueur.

Au fait, pour couper court aux commentaires défensifs qui ne manqueront évidemment pas sur un sujet aussi sécuritaire, connaissez-vous l’histoire du chasseur de tigre en Provence ?

C’est l’histoire d’un type qui se présente comme chasseur professionnel de tigre… en Provence.

Et quand on lui fait remarquer qu’il n’y a pas de tigre en Provence, il répond : « bien évidemment, puisqu’ils ont peur de moi ».

Je sais, c’est même pas drôle. Mais la police municipale à cette dose, non plus !

 

 

 

 

 

 

Poster un commentaire

Classé dans La Source

La Laïcité : une passion sourcienne ?

Près de 70 personnes on assisté à la conférence consacrée à la Laïcité, organisée hier soir par l’AHLS

page 1Après avoir écouté une interview de jeunes du lycée P. Gauguin, qui exprimaient leur sentiment sur ce qu’était ou devait être la liberté d’opinion et d’expression, la conférence a surtout mis en avant le caractère pacificateur de la Laïcité.

p2

La Laïcité, un principe d’organisation de la République française, pas un dogme, pas une religion.

p3

La Laïcité, qui permet a chacun de disposer librement de sa propre opinion, de sa croyance quelle qu’elle soit.

p4

La Laïcité qui garantit la neutralité de l’État, de ses services publics, et qui assure à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire.

P5

La Laïcité qui permet aux cultes de s’exercer librement, dans le respect de l’ordre public.

$RIRZ9Z5

Les très nombreuses questions et prises de parole ont montré combien le sujet était cher aux Sourciens qui ont exprimé une grande richesse de point de vue, dans l’esprit de dialogue proposé par le thème de la conférence.

P5

P6

P7

P8

P9

P10

P11

P12

P13

P14

Poster un commentaire

Classé dans La Source

La Laïcité, une idée simple, mais pas une pensée molle

Les Conférences de l’Indien de l’AHLS sont des moments forts de la vie socio-culturelle de La Source.

Le vendredi 24 avril, c’est la Laïcité qui est invitée par nos indiens locaux.

Image1

Pour le conférencier, la Loi de 1905 qui fonde la Laïcité à la française, était fondamentalement une loi d’apaisement, de pacification d’une société dans laquelle le conflit entre religion et société civile était ouvert et même sanglant.

Ce même esprit de la loi (Esprit des Lois) doit être celui des authentiques défenseurs de la Laïcité : l’apaisement de la société et le vivre ensemble harmonieux.
Être laïque, c’est être républicain (au sens français, pas américain). Être républicain, c’est être démocrate (idem). Être démocrate c’est respecter l’état de droit. C’est donc l’état du droit qui sera exposé lors de la conférence du 24/04 à La Source.
Et l’on verra que tous les faux débats provoqués par les uns et les autres, à l’extrême droite, à droite, à gauche et à l’extrême gauche, n’ont pas lieu d’être, sauf à (r)allumer le feu et souffler sur les braises.
La loi règle clairement la plupart des sujets, et l’interprétation maladroite ou malveillante de certains ne relève souvent que de la provocation ou, parfois, de la maladresse.

Capture

Petit rappel :

Ou encore :

Une référence (petit précis Dalloz, 3€ chez tous les bons libraires) accessible à tous : 9782247125579FS

Et pour couper court à quelques idées entendues :

$RIRZ9Z5

 

Rendez-vous vendredi 24 avril à 20h3à à la Maison des associations, face au théâtre Gérard Philipe.

Poster un commentaire

Classé dans La Source

Des vies de chats…

Si vous aimez…

Le suspens

L’histoire

Le sexe

Les aventures

La guerre d’Espagne

Les piqures

Les corses

 

La collaboration

Les chats

Les petits trafics

Les armes

Les bons petits restos

Le tri sélectif

La politique

Les jacuzzis

Charlie Hebdo

La Sologne

Les belles voitures

Les truands au grand cœur

La belle écriture

Jean Cabu

La littérature

Le Canard enchainé

 

Vous ne pouvez pas ne pas lire « Les Vies de chat », qui vient de paraître aux éditions du Cherche Midi.

Capture

Son auteur : Christian Viollet, légendaire professeur d’Histoire au Lycée Voltaire de La Source dans les années 90/2000, puis exfiltré (pour des motifs sur lesquels Openlasource préfère garder le silence) à Charles Péguy.

C’est lui qui avait présenté Openlasource à son ami jean Cabu

Cabu et Openlasource

« Des vies de chats » est en vente à la librairie Passion Culture sur les bords de la Loire.

Poster un commentaire

Classé dans La Source

Lutte contre les filières jihadistes : le rapport sans concession du Sénat

Article paru dans Libération du 8 avril 2015

Une commission d’enquête sénatoriale livre 110 propositions pour mieux lutter contre le phénomène de radicalisation

« C’est un travail colossal auquel s’est attelée la commission d’enquête sénatoriale sur les filières jihadistes. Depuis le mois d’octobre, elle a auditionné une cinquantaine de personnes : ministres, pontes du renseignement et de l’antiterrorisme, chercheurs. Le bilan de ce travail tient dans un rapport de 440 pages, dévoilé ce mercredi. Cette plongée dans les phénomènes de radicalisation jihadiste prend une acuité particulière, trois mois après les attentats des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly. Constatant d’importantes lacunes, tant dans la prévention que dans la lutte contre les réseaux terroristes, les sénateurs formulent 110 propositions. Jean-Pierre Sueur, rapporteur de la commission et sénateur socialiste du Loiret, juge ce boulot indispensable. « Cette affaire va durer longtemps. Les problèmes sont profonds et se développent énormément. On n’aura pas éradiqué ce phénomène en un an. »

En préambule, les sénateurs soulignent le « caractère relativement tardif » des actions de prévention de la radicalisation. Jean-Pierre Sueur évoque même une « conception assez simpliste » des actions de « déradicalisation » actuellement menées en France. La commission préconise donc de « mettre en place des actions obligatoires de formation à la détection de la radicalisation à destination de tous les acteurs de terrain » (personnels enseignants, conseillers d’éducation, éducateurs, magistrats en charge des affaires familiales, etc.).

Elle souhaite « renforcer très sensiblement » les moyens de la plateforme d’appel ouverte aux familles souhaitant signaler un cas de radicalisation. « Il faut qu’elle soit ouverte 24 heures sur 24 et pas seulement de 9 heures à 18 heures », explique le sénateur Sueur. Qui recommande également que la structure soit détachée du ministère de l’Intérieur. « Pas mal de gens sont prêts à appeler, mais ils ne veulent pas trouver la police au bout du fil. » Même raisonnement concernant le contre-discours à opposer à la propagande jihadiste : il ne peut être efficace que s’il est assumé par la « société civile » et « non seulement par le pouvoir exécutif ». Jean-Pierre Sueur illustre : « Un vrai repenti est plus efficace dans le contre-discours. »

Le renseignement pénitentiaire délaissé

Le rapport porte aussi un regard acéré sur les services de renseignement. « Notre dispositif doit s’adapter », écrivent les sénateurs. « Il semble difficile de nier que les problèmes rencontrés par le renseignement territorial, véritable parent pauvre de la réforme de 2008, se sont révélés comme étant de réels handicaps dès lors que la menace ne résidait plus dans quelques organisations terroristes dûment identifiées et surveillées mais dans des milieux beaucoup plus larges et diffus. » Le document parle d’une coordination « perfectible » entre les services de l’antiterrorisme, notamment entre la DGSI, la SDAT, et le SCRT (une partie des ex-renseignements généraux), qui « sont rapidement arrivés aux limites de leurs capacités humaines et techniques ». Jean-Pierre Sueur enfonce le clou : « Le véritable problème, c’est la concurrence que se livrent les services. Les informations circulent très mal entre la base et le sommet de la pyramide. » De ce fait, les sénateurs préconisent notamment de donner à l’Uclat (Unité de coordination de la lutte antiterroriste) un statut interministériel et de créer un fichier des personnes condamnées pour actes de terrorisme.

Un effort important doit aussi être fourni dans les prisons. « Il est clair qu’elles sont un lieu de radicalisation, c’est là où la corrélation est la plus sûre », confie Jean-Pierre Sueur. Mais le service de renseignement pénitentiaire (EMS3) est notablement sous-dimensionné. Le bureau parisien ne compte que treize agents. « A Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, il n’y a que deux agents : un seul spécialiste et un gardien », abonde Jean-Pierre Sueur. Les sénateurs recommandent la création de 100 postes très rapidement dans ce service.

http://stop-djihadisme.gouv.fr/

Ils suggèrent aussi de « mettre en place un programme de suivi des condamnés pour terrorisme débutant six mois avant la sortie de prison et s’étendant durant au moins deux ans après la fin de l’incarcération ». Le regroupement des détenus prosélytes doit être réalisé avec davantage de discernement, « dans la limite de 10 à 15 personnes, pour permettre une prise en charge individualisée et adéquate ».

Enfin, parmi les propositions pour « tarir le financement du terrorisme », la commission propose aussi de « doubler les effectifs de Tracfin affectés à la lutte contre le financement du terrorisme ». »

SOURCE DE L’ARTICLE

Rapport sénatorial sur la lutte contre les filières jihadistes

 

Poster un commentaire

Classé dans La Source

La Source a perdu son Horizon

Dénoncée depuis de nombreux mois par les défenseurs de La Source, Yves Bodard et Ghislaine Kounowski en tête, la disparition d’un lieu de vie dédié au jeunes de La Source devient, hélas, une réalité.

Les pelleteuses « municipales » sont entrées en action.

2015-04-09_18.51.58

Le foyer Horizon est en cours de démolition.

20120808_112651

Quelle perspective est désormais offerte pour le jeunes qui ne souhaitent pas toujours s’affilier à une activité sportive ou culturelle pré-organisée, quelle que soit la qualité de l’offre qui existe dans notre quartier ? On pense particulièrement à Escale qui fait un excellent travail auprès des plus jeunes.

Mais co-construire son projet est aussi une pédagogie efficace, surtout lorsqu’elle est encadrée par des éducateurs professionnels. C’est ce que proposait, entre autres, le foyer Horizon à La Source.

20120808_112635

Le programme de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) qui a largement financé le GPV (grand projet de ville) de La Source (projet initié par Jean-Pierre Sueur lorsqu’il était encore maire d’Orléans), prévoyait le financement d’un lieu destiné au jeunes. Les responsables municipaux ne semblent pas avoir saisi cette opportunité… et les jeunes en seront les principales victimes.

C’est d’autant plus dramatique au moment où toutes les réflexions convergent pour considérer qu’il est indispensable de mieux accompagner les jeunes de nos quartiers, d’assurer une meilleure prévention, ne serait-ce que pour éviter la tentation des dérives, y compris les plus extrêmes… Prévention, prévention, prévention… c’est le crédo de la raison, en dehors de toute considération politique ou politicienne. RTEmagicC_espace_jeune__01.jpg

Puissent les responsables politiques locaux en prendre rapidement conscience et mettent en chantier, sans tarder, un nouvel Horizon, pour proposer aux jeunes du quartier un endroit qui leurs convienne.

6 Commentaires

Classé dans La Source

Impôts à La Source

Impôts à La Source : Jean-Pierre Sueur répond à Michel Martin

Michel Martin, adjoint aux finances de la Ville d’Orléans, a déclaré publiquement, s’agissant de la question des impôts à La Source : « Certains ont voulu instrumentaliser Bercy. »
Cette phrase me visant évidemment, je souhaite dire à Michel Martin, d’une part, qu’il aurait pu être plus clair et, d’autre part, que sa réaction témoigne d’une méconnaissance de nos institutions et de notre droit dont je ne peux que m’étonner.
Qu’ai-je fait en effet ? J’ai défendu à plusieurs reprises au Sénat un amendement visant à modifier le Code général des impôts, qui a finalement été adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat. J’ai donc exercé en toute clarté, en toute transparence, et sans « instrumentaliser » personne la mission qui est la mienne. La Constitution donne en effet aux membres du Parlement la prérogative d’écrire, d’amender et de voter les lois.
De quoi s’agissait-il ? Il s’agissait de réformer une disposition en vertu de laquelle si un contribuable subissait, dans le calcul des coefficients déterminant son impôt, un préjudice de moins de 10 %, il n’était pas réparé. Il n’était réparé que si le préjudice était supérieur à 10 %. Cela était évidemment injuste. Le Tribunal administratif avait d’ailleurs reconnu le bien-fondé de la plainte des habitants de La Source, mais n’avait pu en tirer des conclusions, compte tenu de ce qu’était alors la loi. Aujourd’hui, elle a changé.
Et donc, j’ai demandé en toute transparence et en toute clarté, au ministre du budget, Christian Eckert, de veiller à ce que la nouvelle loi soit appliquée. C’est, là encore, une démarche banale, qui relève de mes prérogatives et ne constitue en rien une « instrumentalisation » : il revient aux parlementaires de veiller à ce que les lois qu’ils votent soient appliquées !
Le ministre m’a répondu par une lettre que j’ai rendue publique que de nouvelles évaluations seront effectuées pour que les « caractéristiques physiques et d’environnement » des logements de La Source soient justement prises en compte dans le calcul de l’impôt, conformément à la demande des habitants de La Source.
Je regrette que la Commission communale des impôts directs ait donné un avis négatif à la possibilité de révision présentée par le ministre du budget. Pourquoi refuser une démarche, strictement conforme à la loi, et qui serait mise en œuvre en toute objectivité par les fonctionnaires des Impôts ? Je ne le comprends pas. Et les habitants concernés ne le comprennent pas non plus.
Il s’agit pour moi d’un épisode de plus dans une logique de « retardement » qui n’est pas justifiée.
Mais j’informe dès à présent Michel Martin que je ne manquerai pas de continuer à dialoguer sur cette question, comme sur d’autres, avec les membres du gouvernement. Même si cela le contrarie, il est encore conforme à la Constitution que les membres du pouvoir législatif échangent avec les membres du pouvoir exécutif !

Jean-Pierre Sueur

 

… pas plus que « les oppositions » (c’est une question de point de vue)

Poster un commentaire

Classé dans La Source