Archives mensuelles : septembre 2015

Ikéaméliore pas les relations au sein des couples

Paru dans le blog du journal Le Monde le 21 septembre 2015

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/09/21/comment-ikea-se-transforme-en-cauchemar-pour-les-couples/

Ikea, enfer moderne du couple.

Une journaliste du mensuel américain The Atlantic a tenté de trouver la réponse à une terrible question : pourquoi est-ce que les visites chez le célèbre marchant suédois et/ou les montages de meubles qui s’ensuivent donnent-ils lieu si souvent à des disputes entre des gens qui s’aiment ?

Des professionnels se sont posé la même question. Une étude a même été menée par une psychologue américaine, Ramani Durvasula, frappée par le nombre de couples qui, venant la consulter, mentionnaient le fabricant de meubles à bas coûts dans les raisons de leurs disputes. L’univers idéalisé de la maison promu par Ikea est “littéralement la carte d’un cauchemar pour une relation”, expliquait-elle en avril au Wall Street Journal, chaque section du magasin renvoyant à des sujets propices aux querelles conjugales : la répartition des taches ménagères, l’éducation des enfants, etc.

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Pour Maisie Chou Chaffin, une psychologue londonienne interrogée par The Atlantic, les couples ont aussi “tendance à extrapoler à partir des petits conflits qui surgissent au moment du shopping ou du montage des meubles”, allant jusqu’à se demander s’ils “sont finalement faits pour être ensemble”.

Lutte de pouvoir

Selon Scott Stanley, professeur de psychologie à l’université de Denver (Colorado), l’assemblage des planches peut carrément prendre des tournures de lutte de pouvoir. Toujours dans The Atlantic, il explique :

“Même si vous avez réussi à décider entre vous qui allait mener les opérations, il y a forcément des moments où l’assistant voit ce que le chef fait mal. Et bien que l’on sache qu’on s’améliore quand on nous fait des commentaires constructifs, personne n’aime entendre ce genre de choses.”

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De plus, Ikea créerait du stress en laissant croire que le montage des meubles est aisé. Et si l’assemblage est plus compliqué que ce que les notices laissent entendre, “comme dans tout phénomène d’angoisse, un sentiment de dépréciation de soi surgit”, commente le psychologue Don Ferguson. Alors, “très vite, si vous ne prenez pas une pause, vous allez vous en prendre à votre partenaire”. Selon lui, ce genre de situation stressante engendre une réaction dite de “réponse combat-fuite”, un état d’hyperexcitation dans lequel les fonctions non essentielles comme la maturité ou la patience sont désactivées. Voilà pourquoi, explique-t-il, les couples “commencent à se chamailler à propos d’étagères et finissent par se disputer au sujet de leurs parents ou de leurs enfants ».

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Un test pour les couples

Enfin, Dan Ariely, un professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’université Duke (Caroline du Nord), suggère que le montage de meuble Ikea peut s’apparenter à un test pour savoir si deux partenaires sont compatibles.

“Des événements inattendus vont apparaître : des pièces manquent, des morceaux ne s’assemblent pas comme il faut… La question est : à quel point allons-nous tenir l’autre pour responsable de ces problèmes ?”

De là à considérer qu’Ikea peut faire philosopher les foules… Le site Slate envisage le catalogue de la chaîne suédoise comme un « grand livre de sagesse » et propose de méditer sur certaines des maximes mises en exergue dans ses pages, comme par exemple cette réflexion sur le couple et le canapé :

« Tout est affaire de compromis. Vous aimez les canapés moelleux, il les préfère plus fermes. Avec deux canapés différents, vous pourriez bien vivre heureux pour toujours. »

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Nous ce qu’on en dit, c’est pour votre bien…

 

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Bientôt IKEA, alors Iké-Attention

IkéArdon suivra-t-il le chemin emprunté à IkéaCaen ?

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Si ce devait être le cas, autant en avoir une claire conscience dès à présent. Pour cela, jetons un œil sur ce qui se passe du côté de Fleury-sur-Orne.

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L’article reproduit ci-dessous est récemment paru dans la presse normande, sous le titre : « A Caen, Ikéa dépasse les bornes »

« Alors que le géant suédois Ikea avait réussi à imposer l’extension de son centre commercial de Fleury-sur-Orne, commerçants et élus de l’agglomération caennaise viennent de s’unir pour contrecarrer un projet qui menace ouvertement le centre-ville. De l’issue de ce combat dépend l’avenir de nos communes.

Tout le monde connaît les entrepôts bleus à l’enseigne jaune d’Ikea. Ce qui est en revanche moins connu, ce sont les galeries marchandes que l’enseigne nordique développe désormais systématiquement à côté de ses propres magasins. Des galeries qui lui permettent d’engranger des loyers et d’attirer un peu plus de monde. Il aura fallu attendre 2008 pour que cette stratégie commence à inquiéter les élus locaux.

Cette année-là, Ikea dépose une demande pour s’implanter à Fleury-sur-Orne, petite ville de 4000 habitants en périphérie de Caen. Le magasin doit permettre de compenser l’absence d’offre en équipements de la maison. Le projet n’étant pas concurrent des commerces déjà existants, il fait l’objet d’un accueil chaleureux par la grande majorité des élus des communes de l’agglomération caennaise et obtient rapidement l’autorisation de la Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC), l’instance chargée d’instruire les demandes d’implantations commerciales.

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Problème: dès 2011, à peine ses portes ouvertes, Ikea dépose une nouvelle demande pour étendre ses entrepôts de 30.000 m², soit le double du projet initial. L’enseigne suédoise souhaite ajouter -en plus de son magasin de meubles- un hypermarché de 6000 m², 16 magasins de moyenne surface et 70 boutiques. Une extension qui modifie complètement la nature de cette zone commerciale et menace sérieusement de déstabiliser le tissu commercial local, déjà très dense.

Trop, c’est trop. Devant de telles méthodes, le maire de Caen, Philippe Duron, décide de partir en guerre contre ce projet mortifère. Il y laissera son mandat, mais obtiendra gain de cause: en mai 2012, la Commission Nationale d’Aménagement Commercial (CNAC) retoque le projet Ikea.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le dossier resurgit, comme trop souvent, à la faveur des égoïsmes locaux: fin 2012, le maire de Fleury-sur-Orne saisit le Conseil d’Etat et demande l’annulation de la décision de la CNAC, invoquant les 700 emplois et les 200 millions d’euros d’investissement promis par l’entreprise suédoise. La juridiction administrative suprême lui donne raison. Fin 2014, la CNAC réexamine le projet et autorise l’extension d’Ikea, malgré l’opposition des élus locaux et des commerçants de l’Agglomération.

Cette technique du pied dans la porte qui consiste à faire adopter un projet consensuel pour en imposer un autre est monnaie courante chez les promoteurs d’hypers et de grandes surfaces spécialisées. Des pratiques similaires à celles d’Ikea se recensent à travers toute la France. A Metz, un projet de centre commercial de périphérie baptisé « Waves », qui devait être consacré à l’aménagement de maison, a finalement vu exploser ses surfaces dédiées à l’équipement de personne. A Perpignan, le projet de périphérie « Carré d’Or » initialement consacré à l’ameublement ferait aussi de l’habillement.

Pourtant, à Caen un fait inhabituel est en passe de se produire. Depuis la décision de la CNAC en 2014, le front du refus ne cesse de se renforcer, là où d’habitude il plie et se divise sous la pression des acteurs de la grande distribution. Les prises de positions s’accumulent pour dénoncer un projet inutile pour les consommateurs, néfaste pour l’environnement et dangereux pour l’économie locale. Et pour la première fois en France, commerçants et élus de tous bords, dépassant les clivages politiques et les rivalités locales, ont choisi de s’unir pour préserver leur territoire.

Un combat de David contre Goliath s’est engagé. De son issue dépend non seulement l’avenir économique de Caen, mais aussi l’avenir de toutes nos villes. Une alternative s’offre aux élus et aux citoyens: d’un côté une France où prolifèrent des centres commerciaux qui à terme feront disparaître le commerce de proximité; de l’autre une France soucieuse des équilibres économiques, dans laquelle l’aménagement commercial se fait de manière cohérente et en fonction des réalités propres à chaque territoire.

En attendant, une évidence semble s’imposer: la grande distribution ne doit pas décider de l’aménagement de notre territoire. Ne serait-ce que pour cette raison, Caen constitue une grande avancée. »

 

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Remplaçons dans le papier ci-dessus quelques noms par d’autres (Fleury par Ardon, Caen par Orléans, … ) et il n’est pas exclus que l’on ai ainsi décrit la chronique d’une submersion annoncée.

Au regard des somptueux aménagements urbanistiques et routiers qui accompagnent l’opération Ikea Orléans, on peut en effet redouter le pire. Il est déjà bien difficile de circuler le samedi entre La Source et Orléans en empruntant la N20… et on a encore rien vu !

de+retour+de+chez+ikea

Openlasource va donc s’employer sans tarder à trouver des itinéraires de substitution qui pourraient nous emmener de La Source à Orléans en passant par Sandillon, Mardié, Chécy, … et plus si affinités.

bibliotheque-insolite-32Bibliothèque pas vendue chez Ikea, et privilégiant pourtant l’emploi local non délocalisable

 

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CapAsso, à sauver

De nombreuses associations de notre quartier fonctionnent grâce aux aides apportées par les collectivités locales, et pour beaucoup essentiellement par le Conseil Régional.

associations

C’est en effet le dispositif Cap’Asso qui assure en effet la prise en charge d’une part significative des salaires des permanents des associations.

capassoTout savoir sur le Cap Asso en Région Centre : http://lemouvementassociatif-centre.org/accompagnement

Au niveau régional, ce sont ainsi plus de 1.200 emplois qui sont financés, sans doute plusieurs dizaines dans notre quartier.

Le financement de ces emplois, et implicitement des activités de nombreuses associations à vocation culturelle, sportive et sociale devient alors un véritable enjeu pour les élections régionales de décembre prochain.

En effet, si la majorité régionale actuelle conduite par François Bonneau s’engage fermement pour le maintien de ce dispositif, il ne semble pas vraiment garanti en cas de changement de majorité (premier euphémisme !).

Hors cette hypothèse est d’autant plus probable que l’actuelle majorité de gauche se présente désunie, dans un contexte national qui ne lui est pas vraiment favorable (deuxième euphémisme !).

La boîte à perdre semble donc ouverte, entretenue par les égos de quelques uns et la volonté de se compter de quelques autres, qui ressemble à l’attitude de celui qui recherche la petite monnaie au fond de sa poche pour voir s’il y aurait de quoi se payer un verre… au risque de sacrifier la vie associative de nos quartiers. Quant à ce qui ressortira des urnes à cette occasion, on peut craindre le pire…

griotte-surprise-boxIl faut donc sauver nos associations, et particulièrement les plus petites d’entre elles qui irriguent la vie de notre quartier.

Il faut garantir la pérennité des CapAsso.

Pour en parler (et agir), des responsables associatifs et politiques (de gauche) du quartier donnent rendez-vous aux associations sourciennes ce lundi 14 septembre à 20h30 à la salle Fernand Pellicer à La Source

07-16-association

 

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